Centre de Formation des Entrepreneurs Ruraux du Sénégal (CFERS)

Centre de Formation des Entrepreneurs Ruraux du Sénégal (CFERS)

Titre du projet :

E-KARANTA ou Centre de Formation de l’Entreprenariat Rural au Sénégal (CFERS)

Zone d’intervention pilote :

Sédhiou (région sud du Sénégal)

Contexte et justification du projet :

Le présent projet est une contribution de Idev technologie, filiale du groupe Idev, à l’objectif de développement économique et social du Sénégal pour ce qui concerne notamment l’enjeu social que constitue la situation de la qualification et l’emploi des jeunes, leur forte émigration vers les cités urbaines du pays ou les pays occidentaux conséquence de la forte déperdition scolaire qui frappe un bon nombre d’entre les élèves.

En effet, il y’a lieu de noter que le paysage scolaire au Sénégal se caractérise par le fait que bon nombre des jeunes enfants ont dû abandonner l’école ou en être renvoyés. Ceci est dû à un enseignement inaccessible du fait que 95% des écoles de formation et des centres de mise à niveau se trouvent à Dakar et leur accès est à la fois difficile et coûteux pour la cible rurale. Les programmes qui y sont aussi enseignés sont souvent en décalage avec les besoins et activités des populations rurales.

Par ailleurs, on note aussi que le Taux Brut de Scolarisation (TBS) qui se redresse dans l’élémentaire, reste encore insuffisant, dû en partie à l’importance du travail des enfants, la proportion d’enfants de 5 à 15 ans travaillant étant non négligeable suivant les enquêtes du Multiple Indicator Clustery Survey (MICS) de 2002. A cela s’ajoute la faible scolarisation des filles dans l’élémentaire.

Les principales causes de ces faibles performances scolaires sont liées notamment :

– au déficit d’infrastructures scolaires ou universitaires, les quelques-unes qui existent étant le plus souvent mal équipées, insuffisamment dotées en personnel, ou avec un effectif pléthorique ;

– l’impossibilité pour les parents de faire face à l’éducation de leurs enfants, car confrontés à la dure réalité de la lutte pour la survie quotidienne ;

– à la rationalisation des ressources allouées par le gouvernement aux différentes structures impliquées dans l’éducation.

En ce qui concerne la question de l’emploi, on relèvera des données de l’observatoire national de l’emploi et des qualifications professionnelles, un ralentissement des recrutements dans le secteur moderne avec une stagnation des effectifs, même si on note une légère reprise ces dernières années. Par ailleurs, le secteur informel, qui contribue pour une part importante au PIB, concentre une bonne partie de la main d’œuvre, mais, les emplois y sont encore faiblement rémunérés. Il en découle une productivité faible en raison de l’utilisation de techniques de production rudimentaire.

Si les tendances actuelles se poursuivent, le taux de chômage chez les jeunes de 15 ans et plus est estimé à 10,8% en moyenne au 2 janvier 2018 suivant les enquêtes ENES de juin 2017 de L’ANSD. Pour une réduction significative du taux de chômage, l’objectif est de faire baisser progressivement le taux de chômage à 6% à l’horizon 2018-2020.

Différents autres aspects liés à l’emploi des jeunes peuvent être relevés dont, entre autres :

  • le faible taux d’accès au financement pour les jeunes;
  • la faible maîtrise de l’information sur le marché du travail ;
  • le faible niveau de qualification professionnelle ;
  • la faible adéquation entre la formation et la demande d’emploi ;
  • la faiblesse du cadre institutionnel de gestion de l’emploi ;
  • la faible efficacité des mesures incitatives à l’entreprenariat des jeunes, plus particulièrement chez les jeunes femmes ;

Le présent projet de développement du CFERS ou e-karanta ambitionne d’être une des réponses à la prise en charge des questions de qualification et d’emploi des jeunes par une formation ou mise à niveau appropriée aux besoins de d’activités entrepreneuriales du pays.